ACP 509 | ENERGY AS A SERVICE EN COPRO
2800 - Mechelen
Nombre de lots
400
Contexte
Le paysage immobilier de Malines, comme celui de nombreuses villes européennes, est marqué par une multitude d'immeubles à appartements dont les infrastructures de chauffage arrivent à bout de souffle. Actuellement, la majorité de ces bâtiments dépendent encore de systèmes centraux au gaz ou au mazout vieillissants.
La problématique est triple : ces installations sont obsolètes, de moins en moins efficaces et responsables d'importantes émissions de CO². Pour atteindre l'objectif d'un chauffage totalement sans fossile d’ici 2050, une intervention profonde sur le bâti collectif est devenue indispensable.
Ligne du temps
Le point de départ
Le point de départ de cette initiative est LIFE REFINED, un projet européen ambitieux s’étalant de 2025 à 2029. Ce programme vise à permettre à la Ville de Malines de soutenir la rénovation d'au moins vingt immeubles à appartements et à réaliser au moins cinq rénovations collectives à l'échelle de quartiers entiers. L'objectif est de susciter 10,9 millions d'euros d'investissements dans des mesures d'efficacité énergétique des logements auprès d'environ 400 ménages tout en utilisant ces premiers projets comme des laboratoires de solutions reproductibles à grande échelle.
Le choix du premier pas
Pour lancer cette dynamique spécifiquement dans les immeubles à appartements, la ville a lancé un appel à projets qui a suscité un vif intérêt : pas moins de treize copropriétés désireuses de se chauffer plus durablement ont déposé leur candidature. Le processus de sélection a été rigoureux, incluant des projections techniques et des visites sur site.
Au terme de cette évaluation, deux immeubles ont été retenus pour bénéficier d'un accompagnement sur mesure : la Résidence Jef Denyn (Koningin Astridlaan) et la Résidence Hof van Nassau (Bleekstraat). Ces deux immeubles ont des situations et des enjeux différents : l'un est relativement bien isolé mais a une ancienne chaudière alors que l'autre a une chaudière relativement récente mais n'est que très peu isolé. Pour les deux bâtiments, les possibilités de « chauffage en tant que service » sont à l'étude.
L'étude et la préparation
L'objectif général du projet est de proposer des solutions de chauffage décarbonées. Mais, avant de poser la moindre pompe à chaleur, plusieurs éléments critiques sont passés au crible :
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L'âge de la centrale de combustion actuelle et le mode de production d'eau chaude sanitaire (centralisé ou pas)
- L'état du système d'émission de l'immeuble (appartements isolés ou pas), mais aussi des appartements individuels (radiateurs)
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La performance de l'enveloppe (isolation et limitation des pertes de chaleur), une étape préalable indispensable pour garantir l'efficacité du nouveau système.
- La capacité électrique disponible, facteur déterminant pour l'installation de pompes à chaleur et de panneaux solaires.
Mais toute une partie des données détaillées nécessaires à opérer le bon choix technique (qualité des châssis individuels, présence de vannes thermostatiques, nombre et type de radiateurs par appartement, inventaire des vannes de régulation de pieds de colonne…) demandent un effort de récolte considérable. Le projet testera donc également différentes modalités de collecte d'informations auprès des copropriétaires.
Le choix du financement
Le but du projet sera de tester concrètement des solutions de financement innovantes.
L'une des solutions envisagées est un modèle économique, baptisé « la chaleur en tant que service »(Heat as a Service). Plutôt que de supporter seuls l'investissement lourd et la complexité technique d'une nouvelle installation, les copropriétaires (via leur ACP) concluent un partenariat avec une entreprise spécialisée. Celle-ci prend en charge l'installation complète du système, ainsi que sa gestion et sa maintenance technique pendant une durée maximale de quinze ans, et peut également financer l'installation si nécessaire.
Ce modèle offre de nombreux avantages aux résidents : l'entreprise s'engage contractuellement sur une garantie de performance énergétique, assurant ainsi aux résidents une production de chaleur efficace par la pompe à chaleur ; de plus, le suivi et la maintenance continus des installations les préservent des coûts imprévus, souvent liés à l'entretien des chaufferies traditionnelles.
Quelles seront les solutions les plus adaptées pour chacune des copropriétés ? Comment le modèle "chaleur en tant que service" sera-t-il mis en oeuvre concrètement? Affaire à suivre.
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